Travaillons connectés

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jeudi 5 février 2009

Blog en vacance(s)

Vacance (nom féminin) : Temps pendant lequel une fonction, une dignité, un emploi n'est pas rempli, n'a pas de titulaire.
Au pluriel : Temps de repos, d'interruption des travaux.

Le dernier billet de ce blog date du 03 juillet 2008. Avec la préparation d'un nouveau site web pour mon entreprise et celle d'un projet perso, je n'ai pas pris le temps d'écrire ici.

Ce nouveau site web va sortir d'ici peu, avant mon départ en tout cas. Mon départ : le projet perso, justement. Oh, pas longtemps, moins de temps qu'il ne s'est écoulé depuis le dernier billet ;-)

J'éteins mon ordinateur à la fin du mois de février. Un congé sabbatique de 6 mois pour visiter l'Amérique du Sud à vélo, de Santiago à Guayaquil. Retour au bureau le 01 septembre (2009...).

Après le mode projet/refonte de ces derniers mois, je serai alors plus en mode animation de contenu, référencement, web marketing. J'aviserai alors quant à l'avenir de ce blog.

A bientôt, portez-vous bien,
Boris

jeudi 3 juillet 2008

Toi aussi, crée ton domaine ma-pomme.moi...

L'Icann est l'organisme qui gère les noms de domaines au niveau international. C'est l'Icann qui décide de la création de nouvelle extensions, et qui délègue leur gestion à des entreprises privées. Exemple récent : la création du .iq pour l'Irak récemment.

Son président,  Paul Twomey, a créé une belle pagaille le 23 juin dernier, en annonçant la libre création d'extensions. La presse a en effet interprété ses propos à peu près comme suit : "Début 2009, tout un chacun pourra créer son propre domaine". Et d'imaginer l'énorme l'afflux de demandes de la part des particuliers, le cyber-squatting inévitable (combien de demandes pour le .sarkozy ?), etc.

Une fois de plus, les journalistes sont fascinés par ce qu'ils ne comprennent pas.

Deux précisions à propos de la libre création de domaines de premier niveau.

  1. Le coût sera une première barrière à la création d'extension : "The application fee for a domain name under the proposed system has not been set, but candidates estimate that it could range from €25,000 to €250,000".
    (source International Herald Tribune).
  2. Au-delà du coût, la procédure administrative sera lourde : dossier de candidature étayé, vérifications de propriété intellectuelle, soutient d'une structure de gestion de nom de domaine solide, etc. Puis examen de la candidature par l'Icann...
    (sources : Le blog du droit des noms de domaines, et la remise à l'heure des pendules de Adscriptor)

Paul Twomey a d'ailleurs tempéré ses déclarations depuis, vu le nombre de mauvaises interprétations auxquelles elles ont donné lieu.

Contexte

Le but de l'Icann n'est pas de laisser libre cours à la création de noms de domaines personnels, de marques, de lieux, etc.
Le but de l'Icann est de développer le marché des noms de domaines, qui est un business comme un autre.

Comment les choses devraient se passer :

  • des entreprises ou des consortiums vont postuler pour la création de nouvelles extensions, en vue de les commercialiser largement. Deux exemples en cours: la création des domaines .paris et .sport.
  • Puis éventuellement, des prestations d'accompagnement de création de domaines vont apparaître. Une entreprise qui voudra son propre domaine achètera la démarche de création du nom (montage du dossier, négociations avec l'Icann...) à une société tierce, dont ce sera la spécialité. Cela n'arrivera que si l'Icann adoucit les conditions d'éligibilité d'un nouveau domaine.

.votre-nom ?

Évidemment, les grandes entreprises vont étudier la création d'un domaine à leur nom (.marque), ne serait-ce que pour le protéger. Mais on est très loin du formulaire en ligne votre nom - votre adresse - votre extension - votre n° de CB, grâce auquel tout le monde pourra créer n'importe quelle extension de domaine...

J'en profite pour rappeler ce billet : Vérifier la disponibilité d'un nom de domaine de manière sûre.

mardi 24 juin 2008

Les frenchies débarquent sur Nike.com

Les grimpeurs Petzl débarquent sur le site de Nike ACG :

  • Michaël Fuselier, le jeune français qui a plié tous les grimpeurs aéricains au RocTrip à Red River Gorge
  • Liv Sansoz, qui fait son retour dans le haut niveau après plusieurs années d'absence

Lire la suite...

mercredi 11 juin 2008

Quelle différence entre les tags et les catégories d’un blog ?

J’essaye ici de formuler la différence entre les tags et les catégories d’un blog. Ce qui se conçoit bien s’exprime clairement :-)

Imaginons le blog d’une marque de matériel de montagne et d’escalade (imaginons, hein…).

  1. Les catégories seraient les grands thèmes abordés dans le blog : escalade, alpinisme, spéléo, via-ferrata…
  2. Les tags seraient les sujets traités dans ces catégories (noms de spots de pratique, de sportifs de haut niveau, de produits…)

Imaginons que la marque veuille parler des impressions de Chris Sharma (un grimpeur de classe mondiale) sur le nouveau harnais Hirundos (fabriqué par la marque en question), juste après qu’il ai grimpé pour la première fois avec à Kalymnos (falaise très à la mode chez les grimpeurs).

Le billet serait classé dans la catégorie escalade, puisque c’est de ça qu’il s’agit. L’auteur pourrait ensuite lui associer les tags suivants :

  • harnais
  • Hirundos
  • Chris Sharma
  • Kalymnos

Premier avantage : donner un rapide aperçu des sujets traités dans le billet.
Deuxième avantage : un lecteur qui voudrait voir tous les billets qui parlent de Chris Sharma pourrait y accéder grâce à ce tag.

On peut donc résumer comme cela : les catégories dessinent les grands thèmes traités dans le blog, les tags permettent de montrer dans le détail les sujets traités.

Ça vous paraît plus clair comme ça ? Sinon, essayez cette vidéo : les tags expliqués aux enfants :-)  (via Sébastien Bailly)

vendredi 6 juin 2008

A propos de blog design

Un petit détour par le blog Fran6art cette après-midi, et je trouve un bouquet de trois billets intéressants sur le blog design :

  1. Une petite sélection de thèmes magazine. Les thèmes magazine permettent de faire passer au second plan la nature chronologique d'un blog, pour mettre en avant un ventre de une et des têtes de chapitres, avant le flux des derniers billets.
    Hmm ? Oui, j'ai pompé le style de copie d'écran de www.presse-citron.net, de manière éhontée...
  2. Un billet d'humeur à propos du blog design, justement : les designs de blogs ne sont pas créatifs.
  3. Et dans la foulée, l'annonce de la création d'un groupe de travail pour faire avancer le blog design.

Allez, petit lien bonus hors-sujet : un compte-rendu de la conférence "Going solo" pour les freelances, toujours chez Fran6art.

Voilà, bonne lecture.

jeudi 5 juin 2008

Le pouvoir aux utilisateurs : parfois, c'est en faveur des marques...

Courant Mai, 8a.nu (un des principaux sites d'information sur l'escalade) a publié un article au titre accrocheur : Petzl copie une technique d'assurage au GRIGRI inventée par 8a.nu il y a trois ans.

Pour résumer l'affaire : le GRIGRI est un appareil d'assurage très pratique inventé par Petzl, mais qui a nécessite un apprentissage assez technique. Petzl vient de proposer une nouvelle méthode d'assurage avec le GRIGRI. Evidemment, Petzl n'a pas inventé cette méthode : elle vient des utilisateurs, du terrain, et en la publiant sur son site, la marque la reconnaît comme une méthode valable et sûre.

Sur 8a.nu, les articles sont ouverts aux commentaires, et l'auteur de l'article se fait vertement rappeler à l'ordre par quasiment tous les commentateurs :

This article, and the claim Petzl copies 3 year old 8a grigri technique is outrageous.

I wrote an article on this in early 2004 on Steepstone.com, and later also on Rockclimbing.com, does that mean 8a copied it from me? Besides, I would never claim that I invented it.

Toutes les réactions sous la news de 8a.nu.

Comme quoi, le pouvoir aux utilisateurs penche parfois en faveur des marques :-)

mardi 29 avril 2008

Achetez une lame pour votre Wilkinson de 1996 en ligne

Après les chaussettes (pour éviter de se retrouver avec une paire trouée) et les lentilles (pour éviter de se retrouver sans yeux), voici l'abonnement aux lames de rasoir : Wilkinson propose désormais un système d'abonnement, pour recevoir 3 fois par an de nouvelles lames.

Mais surtout, Wilkinson vous permet d'acheter des lames pour ce vieux rasoir que vous avez retrouvé au fond du tiroir. Vous savez, votre premier rasoir à main, celui que vous avait offert votre oncle pour votre majorité... à l'époque où les rasoirs à 2 lames étaient révolutionnaires.

Bon, moi je vous raconte ça, mais j'utilise un rasoir électrique.

Via le JDNet.

Photo Flickr de Pierre J.

vendredi 25 avril 2008

How freelancers succeed where companies fail

Note : j'ai écrit ce billet en anglais dans le cadre d'un exercice. Je le publie tel quel.

A few days ago, I discovered an interesting conference, brewing on the internet : perhaps you are one of the lucky guys (or girls) who will attend Going Solo in Lausanne, May 16th ? There's a good buzz regarding the conf', its organizer (Stephanie Booth) and the topics it will cover, even if the attending price is 375€ !

It seems that going solo and freelancers are up to date. So maybe you'll be interested in Here comes everybody, by Clay Shirky. Francis Pisani, the techy blogger at Le Monde french newspaper, deals with it on Transnet. Here is a quick summary of his thoughts.

If the global market is as well organized and as perfect as they say, why do we need companies ? If competition rules are so clear, why would'nt people be able to work together without the constraints of a firm (hierarchy, management, etc.) ?

Shirky explains why economy needed companies to stay organized, until the internet. And then he explains how internet is slowly and silently beating this model down.

We've already seen plenty of cases of people gathering for an issue (political, environnemental, human rights, consummer issues...) through the network. They don't know each other before, they gather as fast as bits run through wires, work together for a cause, and then break up when their goal is reached.

Why couldn't it go that way for work. A mission or a goal appears (a business opportunity, a subcontract order from a firm), freelancers bring the right competences together, do the job, and then desintegrate the working group to work with other people on other issues.

Francis Pisani goes further, with the open-source software example: people who work on Linux, Firefox or Wikipedia are succeeding because they accept failure. They can afford to try some things, a complicated mission or a hard job, without a huge organisation and plans. If they fail, they will learn from their failure, and they'll become more efficient. A company can't afford to take such risks, or won't dare, because it takes time and ressources.

Let's bet freelancers' way of working is the right model to face new business challenges (speed, technology, world-wide...) and to succeed in our flat world.

Here comes everybody, by Clay Shirky, and Francis Pisani posts about it, a must-read!

vendredi 11 avril 2008

Flickr, l'endroit où décharger sa carte mémoire

Flickr, qui est un site de partage de photos, vient de lancer l'hébergement de vidéos. Quel intérêt face à Youtube, Dailymotion et Google Video ?

90 secondes. C'est la durée maximale des vidéos que l'ont peut héberger sur Flickr. Sur le coup, ça m'a paru ridicule. Après réflexion, un peu moins.

Tout le monde fait des petites vidéos avec son téléphone portable ou son appareil photo. Qui en fait quelque chose ? Qui les met sur un compte Youtube ou prend le temps de faire un montage pour les assembler ? Personne...

Flickr résoud comble ce trou. Vous rentrez d'un week-end entre amis, vous déchargez votre carte mémoire sur Flickr.com : les photos du barbecue et la vidéo de Pierre qui fait le pitre autour de la piscine.

J'imagine que la fonction vidéo de Flickr sera plus utilisée sur ce mode que pour mettre en ligne des montages travaillés. Je vais peut-etre tester ça ce week-end, tiens.

vendredi 21 mars 2008

Leçon de webdesign

C'est vendredi, donc c'est léger. Attention les yeux !

Copie d'écran

Via Xavier Moisant sur Twitter.

lundi 17 mars 2008

Faites votre pub Mountain Hardware

Mountain Hardware, le fabriquant de vêtements techniques pour l'alpinisme dont j'ai déjà parlé ici, a lancé un site web où vous pouvez réaliser votre propre pub aux couleurs de la marque : le Ad Deadline Challenge.

Mountain Hardware ad contest

Le concept n'est pas nouveau, Chevrolet l'avait même appliqué à la vidéo (et en a parfois été pour ses frais...). Mais c'est une démarche plutôt innovante dans le domaine de l'outdoor-montagne (avec peu de risques de bashing pour Mountain Hardware).

Evidemment, les internautes peuvent voter, commenter et faire suivre les pubs soumises. Petits défauts : l'application en Flash met un peu de temps à charger les visuels, et surtout, il n'y a pas de lien permanent vers chacune des pubs prises individuellement...

Si vous votez pour la mienne (Move fast par Boris) j'aurai peut-être la chance de gagner un des lots en jeu. :-)

Ma pub Mountain Hardware.

lundi 28 janvier 2008

Les journalistes sont fascinés par ce qu'ils ne comprennent pas

Après Second Life il y a un an, Facebook fascine les journalistes. Il y a quelque chose qu'ils ne comprennent pas, soit l'intérêt, soit la dimension de la chose, alors ça les fascine...

  • Je ne reviendrai pas sur la farce que le président de Facebook a joué à nos bien-aimés médias: Arrêt sur Image a fait un très bon dossier sur le sujet.
  • Les marchés financiers fascinent aussi les journalistes. Alors dans l'affaire de la Société Générale, ils ont fait un mix des deux : Les amis de Jérôme Kerviel s'évaporent sur Facebook.
    Si JK avait eu 2000 amis sur Facebook, et que 65% d'entre eux s'étaient volatilisés, l'anecdote aurait eu un intérêt. Mais là honnêtement, non je ne vois pas...

Les journalistes aiment transformer les vessies en lanternes...

mardi 15 janvier 2008

Etre photographe en ligne

Une amie photographe et journaliste m'a demandé de la conseiller et de l'aider pour concevoir son site web pro. Je partage ici quelques pages qui ont retenu mon attention au cours de mes recherches.

David Carzon, journaliste chez 20 Minutes, explique Pourquoi le blog de journaliste n’a (presque) plus de raison d’être : Le blog est surtout un outil pour donner la parole à ceux qui ne l'avaient pas, et non pour donner un espace supplémentaire à ceux qui l’avaient déjà.

Bon... Penchons nous plutôt sur l'usage du web par les photographes. Mes recherches ont principalement tourné autour de Flickr :

  1. Si vous voulez allez vite, la présentation du livre How to use Flickr devrait vous donner un bon aperçu de ce site de partage de photos.
  2. Pour aller plus en profondeur, le passionnant reportage d'Internet Actu Inside Flickr, ainsi que l'excellente interview d'André Gunthert sur les usages de Flickr : FlickR, l’une des choses les plus importantes qui soit arrivée à la photographie.
  3. Enfin, l'impressionnante liste des outils et des API pour Flickr.

Notez que je n'ai trouvé aucune info sur les usages de Flickr chez les photographes eux-mêmes. Du moins, chez ceux que je lis: Audioblog, Le Déclencheur, Questions photos, Le Monde de la photo, etc.

En comparaison, faites une recherche sur le sujet sur la bible des geeks : Wired.com.

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Mise à jour : Déclencheur a publié une interview d'Alain Bachelier, photographe pro et expert es Flickr, qui explique ce que l'utilisation du service a apporté à ses images et à sa pratique. A écouter ! (et mea culpa au Déclencheur)
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Je vous tiens au courant de la forme que ça prendra...

lundi 7 janvier 2008

Nuage de voeux pour 2008

Certains les font en vidéo, en musique, en lumière, en papier...
J'ai choisi de les faire en nuage.

Veuillez recevoir tous mes vœux pour 2008 :

Bonne année 2008 !

samedi 22 décembre 2007

J'ai testé le wifi dans le TGV Est

Ce samedi j'ai passé un peu moins de deux heures dans le TGV Est, pour un trajet Paris-Thionville. J'avais vu l'info un peu partout : la SNCF teste le wifi dans les rames de cette ligne depuis début décembre.

Personne n'avait l'air au courant à la Gare de l'Est : impossible de savoir s'il fallait s'inscrire avant de monter dans le train, s'il fallait une carte spécifique, etc. Mais une fois à bord, j'ai trouvé des plaquettes de présentation du service accrochées au dossier de nombreux sièges (et les portes de chaque voiture affichaient le symbole d'un ordinateur connecté sans fil).

Je lance donc Firefox. Mes vingt-sept cinq onglets tentent de se charger en vain... Mais un sixième onglet s'ouvre, et affiche une page SNCF qui me demande de créer un compte : nom, adresse, trajet effectué, etc. Une fois le compte créé, je tombe sur un portail SNCF-TGV, qui affiche prétentieusement un menu Accédez à internet dans son menu de navigation (mais on n'est pas déjà sur internet ? ;-) )

C'est parti ! Netvibes, Gmail, Google Calendar, de nombreux blogs... Apparemment aucune restriction de service. J'ai même pu visionner quelques vidéos Youtube et Seesmic, et n'ai eu aucun soucis pour utiliser Google Talk. Je n'ai as testé Skype (erreur de débutant...)

Combien seriez-vous près à payer pour ce service ?

Le débit était bon, et la connexion stable durant tout le trajet, hormis une coupure en gare de Metz : la connexion se fait par satellite, et la gare est couverte.

En discutant de ce test avec le contrôleur, j'ai appris que la SNCF leur demandait de sonder les clients pour savoir combien ils étaient prêts à payer pour se connecter pendant leur voyage... Remarquez, ça aurait été étonnant que ça reste gratuit. Inclure cette prestation avec les billets pros me parait un minimum. Et pour un voyage loisir, je ne payerai pas plus de 5 euros pour en bénéficier.

En tout cas, une belle prouesse technique (le TGV roule à environ 300km/h) et un service très pratique. Reste à proposer des prises électriques à côté des sièges : la seule que j'ai vue se trouvait sur la plateforme entre deux voitures.

mercredi 12 décembre 2007

Comment financer tout ça ?

Au web 3, il y a le dock des startups. Ce matin, j'ai été y faire un tour pour assister au panel sur la monétisation des services et applications web 2.0.

Le contraste est saisissant avec l'ambiance du grand amphi où se déroulent les sessions plénières :

  • dans ce dernier, on parle de Facebook, Myspace, Twitter et Open Social comme des services qui sont cool et qui changent l'internet,
  • dans le dock des startups j'ai entendu que les widgets ne peuvent pas rapporter d'argent, il ne peuvent que drainer du trafic vers un service, que le business model qui permettra de financer un Twitter n'existe pas encore, et que faire de la pub sur Myspace c'est innéficace au possible...

Lors des résultats du concours de startups, les membres du jury ont souvent reproché aux compétiteurs de ne pas aborder les thèmes empiriques comme :

  • à quel besoin répond leur application ?
  • quelle est l'ampleur du segment de marché visé ?
  • quels peuvent être les modes de financement ?

Chacun dans sa bulle

C'est marrant, je n'ai entendu personne poser ces questions à Evan Williams, le fondateur de Twitter... Twitter ne comble aucun manque, ne vise aucune cible particulière si ce n'est les hyper connectés, et comme vu plus haut, n'a pas encore de solution de financement.

Je continue dans ce paradoxe : les Jason Calacanis, Loic Lemeur et Martin Varsavsky jouent les rebelles insouciants (je caricature) en disant ne perdez pas de temps à faire une étude de marché, ou ne faites pas de business plan, vous ne le respecterez de toute façon jamais, etc.

Je n'ai pas fait HEC, mais je trouve que c'est facile à dire de la part de gens installés, qui ont déjà fait leur preuves et qui n'ont aucun soucis pour lever de l'argent. Parlez-en avec les startups qui essayent de se faire connaître des investisseurs dans le dock dédié...

Goojet, paradoxal sponsor du web 3

C'est Goojet qui a gagné le concours de startups organisé dans le cadre de la conférence... et qui est également sponsor de la conférence.

Je n'ai pas envie de polémiquer, surtout que je n'imagine pas une seconde que les organisateurs puissent donner dans le copinage aussi voyant (je te récompense à mon événement parce que tu le sponsorises).

Cela dit, il me semble que le concours de startups est là pour permettre aux talents en quête de financement de se faire remarquer. Goojet sponsorise le web3, ça veut dire qu'ils ont participé au financement de l'organisation... Alors ils  n'ont pas leur place dans ce concours de startup.

Mise à part ça, jetez un oeil à Goojet, c'est prometteur.

De l'inter-opérabilité des réseaux sociaux

Bringing social to software: Radical change is coming. Are we ready? En fait, le panel a très vite tourné au débat sur la manière de faire communiquer tous ces sites, dits réseaux sociaux, dont tout le monde parle en ce moment.

Pendant le tour de chauffe, Tariq Krim (Netvibes) commence à taper sur le clou de l’inter-opérabilité, pour le faire rentrer. Les producteurs de widgets (petites capsules de contenu tiers que l’on peu placer dans un site web) doivent faire en sorte que leurs outils soient portables sur toutes les plates-formes. En termes techniques et en terme de conditions d’utilisation... Sinon on va revenir à la vieille problématique du site développé pour Mac ou pour PC.

"Comment voulez-vous que les entreprises viennent au social software ?"

Un peu plus tard, le modérateur Marc Canter, survolté et maîtrisant parfaitement son sujet, interpelle les investisseurs de la salle en leur demandant de ne financer que des projets qui supportent Open ID (système transversal de gestion d’identité en ligne). Arrêtez de financer des application verrouillées !

Susan Kish (European Energy Forum) termine d’enfoncer le clou de l’inter-opérabilité : quand est-ce que tous ces réseaux sociaux (Facebook, Twitter, Linkedin, Myspace...) vont enfin être compatible ? C’est la question majeure !

Et elle expose la problématique très empirique des entreprises hors industrie du web :

En dehors de cette salle, il y a un univers qui n’a même jamais entendu parler des wikis, qui ne va pas sur les blogs. Les patrons de grandes industries qui ont un blog (comme M. Leclerc) restent une exception.

Il faut faire tomber les barrières pour cet univers. Comment voulez-vous qu’une entreprise choisisse un réseau social dans lequel s’investir, puisqu’ils sont tous déconnectés les uns des autres ?

Bref, sale quart d’heure pour le sympathique Patrick Chanezon, de Google, qui venait de présenter Open Social, le système Google de widgets... plus ou moins fermés ! En tout cas loin d’être ouverts et inter-opérables...

Trop de connexion tue la connexion

Au sens figuré d’abord : la moitié de la salle est plongée dans son écran (de laptop, de blackberry, d’iPhone, de N801...) pendant les interventions. J’ai regardé autour de moi : certains prennent des notes, certes, mais beaucoup écrivent des mails ou lisent sur internet. J’ai bien dit lisent, hein, et non pas blogguent ou twittent...

Au sens propre ensuite : il y a environ deux milles personnes aux Docks pour cette conférence, et le réseau wifi a l’air d’avoir du mal a tenir la charge. Ça rame, ça plante, ça revient... Mais bon, je ne suis pas ingénieur réseau, et le défi technique a l’air rude à relever.

mardi 11 décembre 2007

Le web 3, rapide bilan du premier jour

La première journée de la conférence Le Web 3 prend fin.
Quelques notes et impressions, dans le désordre.

Quelques critiques

Surprenant d'ouvrir une telle conférence avec un panel sur les dangers du web 2.0. C'était malgré tout intéressant, mais pas très animé (bon, normal, c'était la première, à 8h30).

L'entretien entre Sarah Lacy (Busines Week) et Kevin Rose (Digg.com) ressemblait plus à une genèse de Digg (voire à une interview people) qu'à une réflexion sur  le thème annoncé : Making your information social.

Hans Rosling était hors sujet, mais c’était enrichissant.

Le hall d'accueil du Web3.

Moi aussi j’ai trouvé Philippe Stark hors sujet. Une présentation mal construite, qui se résumait à un catalogue de ses œuvres. Un homme que j'aurais pu comparer à Steeve Jobs, mais qui est monté sur scène affublé d'une tenue de motard (pantalon de cuir, bottes et blouson Danese). Un discours intelligent, avec des pointes de philosophie, mais qui perd de sa valeur à cause de l'anglais parlé à la mode espagnole... Pourtant, Philippe Starck a été chaleureusement applaudi par la salle.

J'ai raté la présentation de Ginger, la nouvelle version de Netvibes :-(

Pour le positif

Evan Williams, créateur de Twitter, nous a démontré par A+B qu’on peut créer des applications très puissantes en isolant une seule fonctionnalité d’une application existante. Exemples :

  • Google a extrait la fonction search de Yahoo
  • Feedburner pousse à son maximum la fonction RSS des blogs
  • Twitter réduit à sa plus simple expression le massive chating

Nelson Mattos, de Google, a nourri ma réflexion sur l'entreprise open source (billet en gestation depuis trop longtemps) : la question n'est plus d'être gros ou petit, aujourd'hui ce sont les plus rapides qui gagnent. Pour innover, il faut aller vite, recueillir le feedback des utilisateurs et s'adapter au fur et à mesure. Rien ne sert de murir une application pendant deux ans si elle ne correspond plus aux attentes de la cible lorsqu'elle sort.

June Cohen, de la TED conference, a tenu un discours passionné et touchant sur les principes du web 2.0. Enfin un brin de fraicheur et d'émotion !

June Cohen sur scène

Jonathan Medved nous a parlé du marché de la personnalisation, que les venture capitalist de l'internet ont raté. Il nous a fait saliver avec les promesses de ce créneau, notamment sur les mobiles. Puis il nous a vulgairement présenté son produit... :-P

De la matière de haut niveau

On a eu le droit à un excellent débat (un vrai) entre Andrew Keen, auteur de Le culte de l'amateur, et Emily Bell, qui gère les publication en ligne de The Guardian. C'était d'assez haut niveau, donc je n'ai pas tout saisi (surtout qu'ils avaient un sacré accent), mais Francis Pisani en a déjà très bien parlé.

Enfin, un excellent panel : Bringing social to software: radical change is coming. Le modérateur, Marc Canter, était excellent : dynamique et maîtrisant parfaitement son sujet, il n'hésitait pas à interrompre les intervenants ou à les mettre devant leurs contradictions. Bon, le panel a vite tourné au débat un poil technique autour des formats d'échanges entre plate-formes sociales, mais c'était constructif et intéressant. J'y reviens un peu plus tard dans un autre billet.

La suite demain...

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