La première journée de la conférence Le Web 3 prend fin.
Quelques notes et impressions, dans le désordre.
Quelques critiques
Surprenant d'ouvrir une telle conférence avec un panel sur les dangers
du web 2.0. C'était malgré tout intéressant, mais pas très animé (bon,
normal, c'était la première, à 8h30).
L'entretien entre Sarah Lacy (Busines Week) et Kevin Rose (Digg.com)
ressemblait plus à une genèse de Digg (voire à une interview people) qu'à une
réflexion sur le thème annoncé : Making your information
social
.
Hans Rosling était hors sujet, mais
c’était enrichissant.

Moi aussi j’ai trouvé
Philippe Stark hors sujet. Une présentation mal construite, qui se résumait
à un catalogue de ses œuvres. Un homme que j'aurais pu comparer à Steeve Jobs,
mais qui est monté sur scène affublé d'une tenue de motard (pantalon de cuir,
bottes et blouson Danese). Un discours intelligent, avec des pointes
de philosophie, mais qui perd de sa valeur à cause de l'anglais parlé à la mode
espagnole... Pourtant, Philippe Starck a été chaleureusement applaudi par la
salle.
J'ai raté la présentation de
Ginger, la nouvelle version de Netvibes :-(
Pour le positif
Evan Williams, créateur de Twitter, nous a démontré par A+B qu’on peut créer
des applications très puissantes en isolant une seule fonctionnalité d’une
application existante. Exemples :
- Google a extrait la fonction search de Yahoo
- Feedburner pousse à son maximum la fonction RSS des blogs
- Twitter réduit à sa plus simple expression le massive chating
Nelson Mattos, de Google, a nourri ma réflexion sur l'entreprise open
source
(billet en gestation depuis trop longtemps) : la question n'est plus
d'être gros ou petit, aujourd'hui ce sont les plus rapides qui gagnent.
Pour innover, il faut aller vite, recueillir le feedback des
utilisateurs et s'adapter au fur et à mesure. Rien ne sert de murir
une application pendant deux ans si elle ne correspond plus aux attentes de la
cible lorsqu'elle sort.
June Cohen, de la TED conference, a tenu un discours passionné et
touchant sur les principes du web 2.0. Enfin un brin de fraicheur et d'émotion
!

Jonathan Medved nous a parlé du marché de la personnalisation, que les
venture capitalist de l'internet ont raté. Il nous a fait saliver avec
les promesses de ce créneau, notamment sur les mobiles. Puis il nous a
vulgairement présenté son produit... :-P
De la matière
de haut niveau
On a eu le droit à un excellent débat (un vrai) entre Andrew Keen, auteur de
Le culte de l'amateur, et Emily Bell, qui gère les publication en
ligne de The Guardian. C'était d'assez haut niveau, donc je n'ai pas tout saisi
(surtout qu'ils avaient un sacré accent), mais Francis Pisani en a déjà
très bien
parlé.
Enfin, un excellent panel : Bringing social to software: radical change
is coming
. Le modérateur, Marc Canter, était excellent : dynamique et
maîtrisant parfaitement son sujet, il n'hésitait pas à interrompre les
intervenants ou à les mettre devant leurs contradictions. Bon, le panel a vite
tourné au débat un poil technique autour des formats d'échanges entre
plate-formes sociales, mais c'était constructif et intéressant. J'y reviens un
peu plus tard dans un autre billet.
La suite demain...
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