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Internet est un outil

Fil des billets

jeudi 5 juin 2008

Le pouvoir aux utilisateurs : parfois, c'est en faveur des marques...

Courant Mai, 8a.nu (un des principaux sites d'information sur l'escalade) a publié un article au titre accrocheur : Petzl copie une technique d'assurage au GRIGRI inventée par 8a.nu il y a trois ans.

Pour résumer l'affaire : le GRIGRI est un appareil d'assurage très pratique inventé par Petzl, mais qui a nécessite un apprentissage assez technique. Petzl vient de proposer une nouvelle méthode d'assurage avec le GRIGRI. Evidemment, Petzl n'a pas inventé cette méthode : elle vient des utilisateurs, du terrain, et en la publiant sur son site, la marque la reconnaît comme une méthode valable et sûre.

Sur 8a.nu, les articles sont ouverts aux commentaires, et l'auteur de l'article se fait vertement rappeler à l'ordre par quasiment tous les commentateurs :

This article, and the claim Petzl copies 3 year old 8a grigri technique is outrageous.

I wrote an article on this in early 2004 on Steepstone.com, and later also on Rockclimbing.com, does that mean 8a copied it from me? Besides, I would never claim that I invented it.

Toutes les réactions sous la news de 8a.nu.

Comme quoi, le pouvoir aux utilisateurs penche parfois en faveur des marques :-)

vendredi 11 avril 2008

Flickr, l'endroit où décharger sa carte mémoire

Flickr, qui est un site de partage de photos, vient de lancer l'hébergement de vidéos. Quel intérêt face à Youtube, Dailymotion et Google Video ?

90 secondes. C'est la durée maximale des vidéos que l'ont peut héberger sur Flickr. Sur le coup, ça m'a paru ridicule. Après réflexion, un peu moins.

Tout le monde fait des petites vidéos avec son téléphone portable ou son appareil photo. Qui en fait quelque chose ? Qui les met sur un compte Youtube ou prend le temps de faire un montage pour les assembler ? Personne...

Flickr résoud comble ce trou. Vous rentrez d'un week-end entre amis, vous déchargez votre carte mémoire sur Flickr.com : les photos du barbecue et la vidéo de Pierre qui fait le pitre autour de la piscine.

J'imagine que la fonction vidéo de Flickr sera plus utilisée sur ce mode que pour mettre en ligne des montages travaillés. Je vais peut-etre tester ça ce week-end, tiens.

lundi 17 mars 2008

Faites votre pub Mountain Hardware

Mountain Hardware, le fabriquant de vêtements techniques pour l'alpinisme dont j'ai déjà parlé ici, a lancé un site web où vous pouvez réaliser votre propre pub aux couleurs de la marque : le Ad Deadline Challenge.

Mountain Hardware ad contest

Le concept n'est pas nouveau, Chevrolet l'avait même appliqué à la vidéo (et en a parfois été pour ses frais...). Mais c'est une démarche plutôt innovante dans le domaine de l'outdoor-montagne (avec peu de risques de bashing pour Mountain Hardware).

Evidemment, les internautes peuvent voter, commenter et faire suivre les pubs soumises. Petits défauts : l'application en Flash met un peu de temps à charger les visuels, et surtout, il n'y a pas de lien permanent vers chacune des pubs prises individuellement...

Si vous votez pour la mienne (Move fast par Boris) j'aurai peut-être la chance de gagner un des lots en jeu. :-)

Ma pub Mountain Hardware.

mardi 15 janvier 2008

Etre photographe en ligne

Une amie photographe et journaliste m'a demandé de la conseiller et de l'aider pour concevoir son site web pro. Je partage ici quelques pages qui ont retenu mon attention au cours de mes recherches.

David Carzon, journaliste chez 20 Minutes, explique Pourquoi le blog de journaliste n’a (presque) plus de raison d’être : Le blog est surtout un outil pour donner la parole à ceux qui ne l'avaient pas, et non pour donner un espace supplémentaire à ceux qui l’avaient déjà.

Bon... Penchons nous plutôt sur l'usage du web par les photographes. Mes recherches ont principalement tourné autour de Flickr :

  1. Si vous voulez allez vite, la présentation du livre How to use Flickr devrait vous donner un bon aperçu de ce site de partage de photos.
  2. Pour aller plus en profondeur, le passionnant reportage d'Internet Actu Inside Flickr, ainsi que l'excellente interview d'André Gunthert sur les usages de Flickr : FlickR, l’une des choses les plus importantes qui soit arrivée à la photographie.
  3. Enfin, l'impressionnante liste des outils et des API pour Flickr.

Notez que je n'ai trouvé aucune info sur les usages de Flickr chez les photographes eux-mêmes. Du moins, chez ceux que je lis: Audioblog, Le Déclencheur, Questions photos, Le Monde de la photo, etc.

En comparaison, faites une recherche sur le sujet sur la bible des geeks : Wired.com.

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Mise à jour : Déclencheur a publié une interview d'Alain Bachelier, photographe pro et expert es Flickr, qui explique ce que l'utilisation du service a apporté à ses images et à sa pratique. A écouter ! (et mea culpa au Déclencheur)
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Je vous tiens au courant de la forme que ça prendra...

mardi 4 décembre 2007

Ce que l'avenir vous promet...

...la Poste vous demande de venir le chercher en faisant la queue.
:-)

  • Lundi 12.11 - J'effectue un achat en ligne. J'ai besoin de recevoir ma commande avant la fin de la semaine, la boutique m'indique "livraison en 24h". Le produit étant très petit, le colis devrait rentrer ma boîte à lettres.
  • Mercredi 14.11 - Je découvre dans ma boîte une cartonnette de La Poste, "Vous avez reçu un coli !"... On m'indique que je pourrai le retirer à partir du lendemain dans mon bureau de poste, et ce dans un délai maximal de 15 jours.
  • Samedi 01.12 - Je retire mon colis à mon bureau de poste, 1 jour après la fin du délai indiqué. Ouf, il n'est pas reparti !

Je travaille à 3/4h de mon domicile. Mon bureau de poste ouvre à 9h30 et ferme à 17h30, je ne peux donc y aller que le samedi matin. Ajoutez à celà un samedi où je n'étais pas à Grenoble, et ça vous donne presque trois semaines de livraison pour une commande faite en 5 minutes en ligne.

En caricaturant, ça donne :

Je peux acheter des CDs en Australie à 2h du matin sur internet, mais je dois faire la queue à la poste le samedi matin pour les récupérer...

Loin de moi l'idée de taper sur des fonctionnaires qui seraient des fainéants. Et pour être précis, c'est la boutique qui a envoyé ma commande en collissimo, qui impose une signature du destinataire.

Mais quand même, ça fait réfléchir à deux fois avant de passer commande en ligne...

Une collègue anglaise me racontait hier qu'elle va parfois en librairie pour choisir ce qu'elle veut (pour l'ambiance), puis elle commande en ligne (pour le prix). Et elle s'étonnait qu'on soit si frileux en France.

Dans mon entourage, je ne connais que très peu de personnes qui ont peur de payer en ligne par carte bancaire. En revanche, un système de livraison plus simple en inciterai plus d'un à commander plus souvent.

Je vois deux solutions :

  1. Que les boutiques en ligne arrêtent de demander des signatures à la livraison !
    J'imagine que c'est pour éviter les contestations : les clients de bonne ou mauvaise foi qui affirment ne pas avoir reçu leur commande. Mais Amazon et La Fraise (au hasard) n'en demandent pas eux... est-ce qu'Amazon et La Fraise sont au bord de la faillite ? Je commande régulièrement sur ces deux sites, sans hésitation et sans me demander si je vais devoir aller faire la queue à la poste le samedi suivant.
  2. Même si La Poste fermait à 19h, ça ne règlerait pas tous les problèmes. La meilleure solution serait que La Poste passe des accords avec les entreprises, afin que les salariés puissent se faire livrer sur leur lieu de travail. Je connais bon nombre d'entreprises où  ce n'est pas possible aujourd'hui : l'entreprise est trop grosse, les colis personnels sont perdus ou volés; l'entreprise est une PME, et on voit les livraisons personnelles d'un mauvais oeil.

En attendant, c'est le mois de décembre, et je préfère aller faire la queue à La Poste samedi prochain plutôt que de me noyer dans la foule en magasin !

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Ce que l'avenir vous promet, La Poste vous l'apporte, slogan de La Poste datant d'il y a quelques années, au moment du décollage des achats en ligne en France.

mercredi 19 septembre 2007

Faire de la politique sur internet

Le net, nouvel opium du peuple ? J'avoue que je n'ai toujours pas compris le sens de cette question, thème d'un des duels du Forum de Libé.

Visiblement, Thierry Solère et Benoît Thieulin non plus, puisqu'ils ont surtout confronté leur bilan de la net-campagne : le premier est secrétaire national de l'UMP chargé d'internet, le second ex-responsable de la campagne internet de Ségolène Royal.

Une phrase que j'ai noté dans l'intervention de M. Solère :

Le net, c'est la version moderne du café du commerce...

Autrement dit, un lieu où l'on ne fait que discuter et d'où rien ne sort...

Au moment des questions, quelqu'un dans la salle a proposé ce résumé à M. Solère : en fait vous considérez internet comme un complément d'information sur les sondages et les enquêtes d'opinion ? Ce à quoi il a acquiescé sans hésitation.

Sans considérations partisanes, M. Solère m'a donné l'impression d'avoir été bombardé chef de projet internet à l'UMP, comme il aurait put l'être sur les relations presse ou quoi que ce soit d'autre : il ne prend pas en compte les spécificités de l'outil.

En face, ce qui m'a surtout frappé chez Benoît Thieulin, c'est cet "aveu" d'avoir été très vite, et d'avoir ajusté le tir au fur et à mesure. L'air de dire "Ségolène Royal s'est décidée très tard, on a du peaufiner le plan au fur et à mesure qu'on le déroulait pour réussir notre coup de force au PS".

M. Thieulin a donné quelques détails sur la manière de faire remonter les contributions des internautes dans les notes de synthèse à destination de la candidate, et expliqué sa vision de la place que doivent prendre les politiques sur le réseau.

Une piste pour expliquer ces deux façons différentes de faire de la politique sur internet :

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Note : ce billet reprend en grande partie les commentaires que j'ai fait sur le blog du Forum.

jeudi 12 juillet 2007

Comment faire parler de produits qui n'ont rien de tendance ?

Vous vendez des produits qui n'ont rien de sexy ou de tendance, et vous vous demandez comment en faire parler au milieu du bruit buzz ambiant ?

J'ai une proposition à vous faire : vous prenez un des produits les plus hypes du moment, et vous le mettez en scène à côté des vôtres dans une vidéo.

Au hasard, l'iPhone...

Voilà, il ne vous reste plus qu'à vous procurer un iPhone et une caméra...

mercredi 11 juillet 2007

Le blog de Mountain Hardware

Mountain Hardware est un fabriquant de vêtements, tentes et sacs de couchage pour l'alpinisme[1].

La marque a lancé son blog en janvier dernier, et elle fait ça bien :

En bref : en tant qu'utilisateur, ce genre de dispositif me séduit; en tant que chargé de projet internet dans la même industrie, tant d'audace dans la communication me fait m'écrier : "bon, on s'y met quand ?!?".

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[1] Petit détail : c'est plutôt du software, le hardware étant plutôt la quincaillerie (mousquetons, descendeurs), les casques, etc.

vendredi 15 juin 2007

VGE the blogger

Valérie Giscard d'Estaing, former French President, now writes a blog about Europe and democracy.

Some quick notes :

  • I don't believe VGE updates the blog on his own (this doesn't mean he doesn't write the posts),
  • according to my sources ;-) , the project was build very, very quickly,
  • the blog uses Dotclear as platform. Dotclear is a french open-source blog engine, now in version 2 beta. Dotclear is foremost a good platform when you need to build a blog very, very quickly ;-)
  • VGE had the intelligence to choose a Creative Commons license to apply to his contents.

Now let him update his blog during a few time and then judge...

vendredi 8 juin 2007

Dessine moi un wiki

C'est quoi un wiki, à quoi ça sert, comment ça fonctionne ?

J'avais déjà parlé d'une présentation vidéo des fils RSS par Commoncraft. Ils en ont commis une autre, sur les wikis cette fois.

Wikis ? Yeah !

Ça dure 4 minutes, c'est dynamique et efficace (pour peux que vous parliez anglais). Je vous la conseille vivement !

Draw me a wiki

What is a wiki ? What's the use of a wiki ? How does it work ?

Commoncraft made a dynamic 3 minutes video that presents the concept, the use and the way a wiki works.

Wikis ? Yeah !

Enjoy it !

jeudi 7 juin 2007

Joël de Rosnay, la révolution internet et les entreprises

DDB Nouveau Monde Lyon accueillait jeudi 31 mai une conférence de Joël de Rosnay : La révolution internet bouleverse la relation entre l'entreprise, ses marques, ses publics. Quels sont les scénarios de la communication du futur ? Voici les idées qui m'ont le plus marqué dans cette conférence.

Un des directeurs de DDB Lyon (dont je n'ai pas le nom) introduit la conférence à peu près de la sorte : notre système de valeurs personnelles et professionnelles, et le système de valeurs capitalistique de l'entreprise, sont remis en cause par les nouveaux usages d'internet, et par des entreprises comme Google.

Sur le coup, je me suis dit : ça ressemble au discours d'une entreprise de communication - et surtout de pub - bien traditionnelle qui se demande à quelle sauce elle va être mangée.

Les questionnements d'une agence de comm à propos d'internet

Cette première impression n'était pas la bonne, et il était plutôt intéressant d'assister aux questionnements d'une agence de comm' sur la manière dont elle doit s'adapter au nouvel internet.

Par exemple Philippe Coudol, responsable des stratégies internet chez DDB, fait ce préambule : si l'on n'est pas présent sur internet (proposer un discours sur le web) et qu'on ne communique pas avec internet (établir un dialogue avec ses publics en ligne), on sera communiqué par internet (ce n'est pas parce que vous n'y êtes pas qu'on n'y parle pas de vous).

Et il propose de remplacer le terme NTIC par l'expression technologies de la relation. Ce qui introduit parfaitement l'intervention de Joël de Rosnay...

Le nouvel internet vu par Joël de Rosnay

De Rosnay commence par cette affirmation provoquante : internet va disparaître. Disparaître sous la forme où nous le connaissons aujourd'hui : nous n'irons plus sur internet, car l'internet sera fondu dans notre environnement, comme l'électricité aujourd'hui. De même, on n'accèdera plus à l'ordinateur via un écran, mais l'ordinateur sera autour de nous (objets intelligents et communicants).

Dit comme ça, cela peut paraître de la science-fiction, mais il s'appuie sur plusieurs exemple probants : Motion Capture Technology utilisée pour faire de la pub dynamique à l'aéroport de Los Angeles, stylos électroniques pour remplacer la saisie clavier, écrans souples pour laisser son PDA dans sa poche...

(Au passage, j'ai trouvé assez amusant de prendre une leçon de technologie par un geek aux cheveux gris :-) )

Les nouveaux marchés du peer to peer

Lorsque Joël de Rosnay aborde les nouveaux pouvoirs donnés aux citoyens et aux consommateurs par les technologies de la relation, il fait ce pronostic : la banque, l'assurance, le consulting et l'éducation seront les prochains marchés touchés par le peer to peer.

Pour les deux premiers marchés, il a des exemples concrets : aux USA et au Japon, certaines sociétés proposent désormais de mettre en relation les internautes pour qu'ils se prêtent de l'argent ou co-assurent leurs voitures.

Pour le consulting, j'ai du mal à imaginer la chose. De Rosnay affirme que le consulting est organisé de manière trop tayloriste, et que demain une entreprise pourra faire appel à plusieurs consultants distincts sur un même dossier. Bon... Il faut dire que c'est un milieu que je connais pas.

L'éducation nationale est trop tayloriste

  • un programme national,
  • une évaluation binaire : >10 on passe (bon), <10 on redouble (mauvais),
  • une évaluation des enseignants en un lieu et un moment donnés.

Joël De Rosnay parle de co-éducation à propos de l'impact du P2P sur l'éducation : ceux qui ont une expertise la transmettent à ceux qui la recherchent. Les jeunes peuvent ainsi éduquer les plus âgés, et inversement, en fonction des compétences de chacun.

Et l'enseignant devient un connecteur d'intelligences plutôt qu'un dispenseur de connaissances. Par exemple : une classe fait une sortie à la Cité des Sciences. Certains élèves sont chargés de faire un reportage vidéo, d'autres une présentation multimédia. Ils mettent leur travail en ligne sur leur blog. En classe, on les commente, et on va chercher sur internet ce qui manque pour les enrichir.

Sommes nous prêts ?

Sommes nous prêts à nous approprier ces nouveaux outils et ces nouveaux pouvoirs ?

C'est la question qui m'est venue dès le premier tiers de la conférence, à l'évocation de cette publicité dynamique à l'aéroport de Los Angeles : sur le mur d'écrans le long du couloir de la salle d'embarquement, une voiture vous suit. Si vous accélérez, elle accélère, et inversement. Et le conducteur est à votre image (tout cela grâce aux Motion Capture Technologies).

Les individus seront-ils réceptifs ?

Les cibles de la publicité ont de plus en plus de mal à la tolérer, car elle se fait de plus en plus insistante et intrusive. Le mouvement des antipubs en est l'expression la plus exacerbée. Si l'internet devient ambiant, la communication et la publicité le deviendront aussi. Sommes nous prêts à l'accepter ? (derrière moi, une personne s'est exclamé plusieurs fois à propos des nouveaux objets communicants : mais c'est effrayant !).

Et sommes nous prêts pour nous approprier ces nouveaux outils et usages ? Une personne faisait remarquer à la fin de la conférence que lorsqu'elle revenait de vacances, elle avait déjà l'impression d'être dépassée par les nouveautés. Qu'en est-il des personnes qui utilisent à peine le mail ?

Dans mon entourage, les enseignants et les ingénieurs ont du mal à saisir l'engouement pour les blogs, pour Youtube et pour Wikipedia (il y a des gens qui ont du temps pour faire ça ?). Comment vont-ils aborder demain l'informatique déportée et les objets connectés en permanence ?

Les entreprises sauront-elles s'adapter ?

Toutes les entreprises qui innovent et qui font parler d'elles sur internet sont à une écrasante majorité des pure players, des entreprises dont l'activité se situe exclusivement sur internet : Amazon, Skype, Ebay... Quid des bricks and mortar, des entreprises qui fabriquaient et qui vendaient avant internet ?

La plupart sont encore réticentes à vendre en ligne. Ne sont-elles pas condamnées à mourir, face aux pure players qui ne vont cesser d'émerger et de prendre des parts de marché. Les bricks and mortar sont-elles capables de s'approprier les technologies de la relation pour exister sur les marchés de demain ?

--
NB : j'avais lu La révolte du pronétariat de Joel de Rosnay. J'avais trouvé ça très universitaire et assez ennuyeux (peut-être parce que je sortait du bouillonnant Blogs pour les pros de Loïc Le Meur...). Vu les qualités d'orateur et les propos enthousiasmants du bonhomme lors de cette conférence, je vais lui donner une seconde chance avec 2020, les scénarios du futur.

mercredi 30 mai 2007

Début d'étude sur Twitter

Étude est un bien grand mot : j'ai créé un compte Twitter, et je me suis abonné à ceux de Loic Le Meur, Tristan Nitot, Versac et Aysoon.

Je recevrai donc des alertes à chaque fois que ces 4 là twittent. Pour chaque tweet, je note la date, l'auteur, et le type de tweet :

  • message adressé (à destination particulière d'un autre twitteur, marqué @username),
  • message perso (ex: je vais à la piscine),
  • information (ex: je serai à la conférence Developpers days ce jeudi, ou publication d'un lien).

Évidemment, la frontière entre une information et un message perso est ténue. De même qu'un message adressé peut très bien constituer une information pour le reste de la communauté.

Il me faudra souvent trancher, et mon étude ne sera donc pas, scientifiquement parlant, objective. Soit, je ne pourrai donc pas vendre les résultats à la Sofres.

Mais ça ne m'empêchera pas de vous tenir au courant...

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Quelques liens : les cobayes parlent de twitter

dimanche 27 mai 2007

Utilisation hasardeuse des Adwords

Petit exercice de mathématique web marketing.

Préambule

Les publicités Adwords s'affichent en fonction des mot-clés utilisés pour la recherche. Les annonceurs achètent des combinaisons de mot-clés pour voir leur produit apparaitre sur des critères de recherche proches de leur offre.

Énoncé

  1. Soit une recherche Google kayak de mer iles grecques (oui, je prépare mes vacances :-),
  2. soit une publicité Adwords sur la page de résultats : "Kayak Grèce, Terdav.com".

Adwords de Terre d'aventure sur Google.
[Cliquez sur l'image pour l'agrandir]

Question : combien de voyages kayak propose Terres d'Aventure (Terdav.com) en Grèce ?

Réponse : zéro.

Solutions

  1. Terres d'aventure (Le voyage à pied) a acheté le mot kayak... très mauvaise idée.
  2. Terres d'aventure a acheté les mots mer, grèce, iles... petit problème de contextualisation des pub Adwords.

S'il y a des spécialistes Adwords dans la salle...

lundi 14 mai 2007

iVendix ne fonctionne pas sous Firefox

iVendix est une solution de gestion/paiement/suivi de commande en ligne, développée par la société Centerstone. iVendix est assez répandu dans l'industrie de l'outdoor. Les fabricants permettent ainsi à leurs détaillants de passer leurs commandes et de faire leurs ré-assorts en ligne.

Seulement voilà ce qu'un détaillant obtient lorsqu'il essaye de se connecter à son compte iVendix en utilisant Firefox (ou Opéra, Safari, etc.) :

iVendix sous Firefox : téléchargez Internet Explorer...
(cliquez sur l'image pour l'agrandir)

Et donc, en téléchargent Internet Explorer, voici l'exceptionnelle user experience qui va s'offrir à lui :

We can use features only available in IE 5 to update pages on your screen without having to retransmit and repaint entire pages of content. [...] Once inside iVendix you will see the functionality of the IE browser like nowhere else on the Internet. Your orders will recalculate while you work - just like a spreadsheet!

Ha, oui, c'est vrai que Netvibes (qui permet de réorganiser les éléments de sa page d'accueil avec de simples drag-and-drops) et Google Spreadsheets (qui permet de faire de l'Excel en ligne avec des enregistrements qui s'effectuent en arrière plan) ne fonctionnent pas avec Firefox. ;-)
C'est vrai que la mise en page avec CSS, la manipulation d'éléments côté client avec Ajax et le support de XML sont l'apanage d'Internet Explorer.

Comme on dit dans les rectificatifs de journaux, il fallait lire :

Comme on n'avait pas envie de se casser à coder une mise en page CSS et des fonctions Ajax propres, ont a bâclé l'affaire en optimisé pour Internet Explorer.

;-)

jeudi 22 mars 2007

Le wiki des programmes pour la présidentielle

Voici un bel exemple du potentiel des wikis, sur un sujet qui pourrait pourtant facilement bousculer le principe de neutralité : le wiki des programmes des candidats à la présidentielle 2007.

Ce wiki mis en place par Débat2007.org permet d'accéder aux propositions des candidats par deux entrées :

  • par candidat,
  • par thème.

Les propositions des candidats sont présentées dans leurs grands axes sous forme de liste, de manière parfaitement factuelle et neutre. Chaque page du wiki renvoie également vers des éléments complémentaires d'information (le verbatim d'un discours sur le site d'un candidat, le site d'un ministère, etc.)

À partir de toutes les contributions sur le wiki, les administrateurs ont enfin publié des fiches résumant le programme des trois principaux candidats.

L'initiative date de novembre 2006, mais il y a encore du travail car les propositions de certains partis y manquent encore sur de nombreux thèmes[1].

Rappelons le principe du wiki : tout le monde peut contribuer à l'enrichissement du contenu (sous réserve de créer un compte). Il ne tient donc qu'à nous de compléter les programmes des candidats.

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NB: à noter, dans un style moins encyclopédique et plus porté sur le débat : Kelvote.com.

[1] À l'heure où j'écris ces lignes par exemple, la page Parti Socialiste - Défense a été vidée de son contenu...

vendredi 9 mars 2007

Patagonia met un pied dans le web 2.0

Patagonia a lancé, The Cleanest Line, son blog de marque.

The Cleanest Line, blog à destination des employés, des amis et des clients de Patagonia, affiche trois objectifs : Le premier billet de The Cleanest Line

  1. engager le dialogue sur les produits Patagonia ("talking openly about the products we build"),
  2. discuter des problèmes environnementaux pour étendre la prise de conscience et proposer des actions [1],
  3. parler des sports que nous pratiquons pour partager les expériences.

À mes yeux, ce blog fait également office de rubrique news, car il n'y a aucune rubrique de ce genre sur Patagonia.com.

L'initiative est excellente, et le résultat est pour l'instant plutôt sympathique (The Cleanest Line a été inauguré le 03 février). Patagonia invite en plus les lecteurs à proposer des billets à publier.

Qui écrit ?

Vous remarquerez la présence dans le menu de gauche de liens Del.icio.us [2] : ce sont les sites que l'équipe de Patagonia a trouvé intéressants. Pas que les sites des partenaires, ou d'associations subventionnées par Patagonia : simplement ceux sur lesquels l'équipe de Patagonia surfe, ceux qu'ils remarquent au jour le jour.
Note : ce ne sont que les derniers sites bookmarqués, on trouve la totalité en cliquant sur le lien Del.icio.us (il y en a 92 à l'heure actuelle).

J'ai juste deux reproches à faire sur The Cleanest Line :

  1. à propos de cette équipe Patagonia, justement : qui sont les auteurs des billets ? Le premier est signé par Patagonia, certains par TwoSevensClash, et la majorité par Free. Ce sont des employés ? Dans ce cas, quel est leur rôle chez Patagonia ? Ce sont des athlètes sponsorisés ? Des partenaires ?
  2. je trouve dommage qu'il n'y ait pas la même identité visuelle que sur Patagonia.com, on ne reconnait pas la marque de suite.

Cela dit, l'initiative est excellente, et The Cleanest Line est désormais dans mon Netvibes.

Quand je dis que Patagonia met un pied dans le web 2.0, c'est aussi à pour ça : Google Maps sur Patagonia.com.

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[1]. L'entreprise Patagonia s'est engagée depuis plusieurs années dans la protection de l'environnement.

[2]. Del.icio.us est un marque page en ligne : on peut y bookmarquer des sites en leur associant une description et des tags (mots-clés), et partager sa liste de bookmarks.

[3]. Vous pouvez également voir Timmy O'Neil dans l'excellente vidéo de Petzl sur l'escalade à Squamish.

mercredi 7 mars 2007

Pourquoi commenter sur les blogs?

Suite à une question reçue par mail à propos de mon billet sur les fils RSS, je me suis rappelé d'un prof de lycée qui nous disait :

Si vous avez une question sur le contenu du cours, posez là maintenant. Vous rendrez service à tout le monde, car si vous vous posez une question, d'autres dans la classe se la posent aussi.

C'était à l'échelle d'une classe, c'est à dire 30 personnes... Imaginez à l'échelle de l'internet :-)

Commenter un billet publié sur un blog, même en posant une question, est un acte de conversation : l'auteur expose son point de vue ou un fait, je peux y apporter des idées complémentaires, lui demander des précisions sur un point, ou de poursuivre son analyse dans telle ou telle direction (un exemple).

J'ai appris ça chez Francis Pisani : l'auteur d'un blog est moins intelligent que tous ses lecteurs réunis. Le lecteur qui pose une question rend service à tous les autres.

lundi 5 mars 2007

Une barbarité: c'est quoi RSS?

C'est un ami qui vous en a parlé, ou vous les avez découverts avec ce petit carré orange que vous voyez maintenant régulièrement dans votre navigateur internet : . De plus en plus de sites proposent maintenant de s'abonner à leur fil RSS.

Je compare souvent RSS aux téléscripteurs de l'AFP : quand une dépêche tombe, vous êtes de suite alerté si vous êtes un abonné de l'Agence France Presse.

Je trouve également la comparaison faite par Google avec l'email inbox très pertinente : lorsque vous voulez voir vos mails, vous ne demandez pas à Pierre, Paul puis Jacques s'ils ont un email pour vous, car tous vos messages sont regroupés dans votre inbox.

Avec votre lecteur RSS, plus besoin d'aller visiter vos sites préférés un à un : tous les nouveaux contenus qu'ils ont publiés sont regroupés dans votre lecteur (et vous pouvez même les consulter hors-ligne avec certains lecteurs).

Le challenger de la newsletter

Un fil RSS, c'est simplement un fichier téléchargeable qui regroupe les derniers articles publiés par un site donné. Dans ce fichier, il n'y a que le contenu. On peut donc le consulter en dehors du cadre du site web émetteur.

Voici par exemple le fil RSS des Echos :

Et voici ce que ça donne quand vous vous abonnez à plusieurs fils RSS :
(cliquez sur l'image pour agrandir)

Si vous voyez une info qui vous intéresse, il vous suffit de cliquer sur l'article concerné pour la lire. En fonction de votre lecteur RSS et de son paramétrage, l'article s'ouvrira directement dans votre lecteur, ou vous serez renvoyé sur la page de l'article.

RSS vous permet donc de surveiller les changements sur plusieurs sites à la fois. C'est un excellent outil de veille, et c'est même devenu pour moi une porte d'entrée sur le web : mon Firefox s'ouvre par défaut sur une page web qui rassemble tous mes fils RSS, et ma navigation part de là.

Ah, j'oubliais : pour les amateurs de sigles, RSS signifie Rich Site Summary, ou Really Simple Syndication, c'est selon.

Plus d'info, se jeter à l'eau

Quelques lecteurs RSS :

  • Thunderbird, l'excellent client email de Mozilla, permet de lire les fils RSS en étant hors ligne (de même qu'Outlook de Microsoft avec le plugin idoine, je crois) ;
  • Sage est une extension Firefox simple à utiliser, c'est avec elle que j'ai commencé ;
  • Netvibes est le service en ligne de gestion des fils RSS que j'utilise. C'est donc devenu ma porte d'entrée sur le web. Netvibes permet notamment d'organiser ses fils dans des onglets thématiques ;
  • Webwag est un concurrent de Netvibes, vous pouvez comparer pour vous faire une idée ;
  • Il existe enfin des logiciels dédiés à installer, comme Feedreader.

jeudi 8 février 2007

Qu'est-ce que le web 2.0 ?

Certains ont essayé d'apporter une réponse technologique (Ajax, XML...), d'autres une réponse sociologique (nouveaux usages, participation...). Michael Wesh a réalisé une vidéo qui associe les deux approches. Ça dure 4:30 min et ça vaut vraiment le détour.

La définition du web 2.0 en vidéo

Vidéo en anglais de 4:30 min.
La définition du web 2.0 en vidéo sur Youtube

Merci à Presse-Citron pour l'info. Vidéo de Michael Wesh.

Le web 2.0 et le Cluetrain Manifesto

L'esprit de cette démonstration me semble bien dans la lignée du Cluetrain Manifesto, dont voici le résumé proposé par Wikipedia :

A powerful global conversation has begun. Through the Internet, people are discovering and inventing new ways to share relevant knowledge with blinding speed.

As a direct result, markets are getting smarter - and getting smarter faster than most companies.

Source Wikipedia

L'appropriation de l'outil blog par les entreprises est une ébauche de réponse au Cluetrain Manifesto : les marques entrent en conversation avec leurs clients. Mais on est encore loin d'utiliser toute la puissance de l'internet, dont cette vidéo nous donne un aperçu.

L'utilisation des wikis sera un deuxième pas dans le bon sens, en laissant les clients prendre le contrôle d'une part de la matière de l'entreprise. Mais est-ce vraiment sur leur propre terrain (leur site web, leur blog, leur wiki) que les entreprises doivent mener la conversation ? Ne doivent-elles pas plutôt aller voir leurs clients là où ils sont : sur les blogs, dans les sites de partage de vidéos, dans les wikis de consommateurs ?

Je pense que c'est de cette manière qu'elles réussiront à suivre le rythme auquel les marchés deviennent plus intelligents : s'approprier et retranscrire dans sa démarche de nouveaux usages prend trop de temps à l'entreprise.

En tout cas, si vous vous intéressez au web 2.0, je vous encourage à vous intéresser en parallèle au Cluetrain Manifesto :

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