Au web 3, il y a le dock des startups. Ce matin, j'ai été y faire un tour pour assister au panel sur la monétisation des services et applications web 2.0.

Le contraste est saisissant avec l'ambiance du grand amphi où se déroulent les sessions plénières :

  • dans ce dernier, on parle de Facebook, Myspace, Twitter et Open Social comme des services qui sont cool et qui changent l'internet,
  • dans le dock des startups j'ai entendu que les widgets ne peuvent pas rapporter d'argent, il ne peuvent que drainer du trafic vers un service, que le business model qui permettra de financer un Twitter n'existe pas encore, et que faire de la pub sur Myspace c'est innéficace au possible...

Lors des résultats du concours de startups, les membres du jury ont souvent reproché aux compétiteurs de ne pas aborder les thèmes empiriques comme :

  • à quel besoin répond leur application ?
  • quelle est l'ampleur du segment de marché visé ?
  • quels peuvent être les modes de financement ?

Chacun dans sa bulle

C'est marrant, je n'ai entendu personne poser ces questions à Evan Williams, le fondateur de Twitter... Twitter ne comble aucun manque, ne vise aucune cible particulière si ce n'est les hyper connectés, et comme vu plus haut, n'a pas encore de solution de financement.

Je continue dans ce paradoxe : les Jason Calacanis, Loic Lemeur et Martin Varsavsky jouent les rebelles insouciants (je caricature) en disant ne perdez pas de temps à faire une étude de marché, ou ne faites pas de business plan, vous ne le respecterez de toute façon jamais, etc.

Je n'ai pas fait HEC, mais je trouve que c'est facile à dire de la part de gens installés, qui ont déjà fait leur preuves et qui n'ont aucun soucis pour lever de l'argent. Parlez-en avec les startups qui essayent de se faire connaître des investisseurs dans le dock dédié...