Ce samedi j'ai passé un peu moins de deux heures dans le TGV Est, pour un trajet Paris-Thionville. J'avais vu l'info un peu partout : la SNCF teste le wifi dans les rames de cette ligne depuis début décembre.

Personne n'avait l'air au courant à la Gare de l'Est : impossible de savoir s'il fallait s'inscrire avant de monter dans le train, s'il fallait une carte spécifique, etc. Mais une fois à bord, j'ai trouvé des plaquettes de présentation du service accrochées au dossier de nombreux sièges (et les portes de chaque voiture affichaient le symbole d'un ordinateur connecté sans fil).

Je lance donc Firefox. Mes vingt-sept cinq onglets tentent de se charger en vain... Mais un sixième onglet s'ouvre, et affiche une page SNCF qui me demande de créer un compte : nom, adresse, trajet effectué, etc. Une fois le compte créé, je tombe sur un portail SNCF-TGV, qui affiche prétentieusement un menu Accédez à internet dans son menu de navigation (mais on n'est pas déjà sur internet ? ;-) )

C'est parti ! Netvibes, Gmail, Google Calendar, de nombreux blogs... Apparemment aucune restriction de service. J'ai même pu visionner quelques vidéos Youtube et Seesmic, et n'ai eu aucun soucis pour utiliser Google Talk. Je n'ai as testé Skype (erreur de débutant...)

Combien seriez-vous près à payer pour ce service ?

Le débit était bon, et la connexion stable durant tout le trajet, hormis une coupure en gare de Metz : la connexion se fait par satellite, et la gare est couverte.

En discutant de ce test avec le contrôleur, j'ai appris que la SNCF leur demandait de sonder les clients pour savoir combien ils étaient prêts à payer pour se connecter pendant leur voyage... Remarquez, ça aurait été étonnant que ça reste gratuit. Inclure cette prestation avec les billets pros me parait un minimum. Et pour un voyage loisir, je ne payerai pas plus de 5 euros pour en bénéficier.

En tout cas, une belle prouesse technique (le TGV roule à environ 300km/h) et un service très pratique. Reste à proposer des prises électriques à côté des sièges : la seule que j'ai vue se trouvait sur la plateforme entre deux voitures.