Le net, nouvel opium du peuple ? J'avoue que je n'ai toujours pas compris le sens de cette question, thème d'un des duels du Forum de Libé.

Visiblement, Thierry Solère et Benoît Thieulin non plus, puisqu'ils ont surtout confronté leur bilan de la net-campagne : le premier est secrétaire national de l'UMP chargé d'internet, le second ex-responsable de la campagne internet de Ségolène Royal.

Une phrase que j'ai noté dans l'intervention de M. Solère :

Le net, c'est la version moderne du café du commerce...

Autrement dit, un lieu où l'on ne fait que discuter et d'où rien ne sort...

Au moment des questions, quelqu'un dans la salle a proposé ce résumé à M. Solère : en fait vous considérez internet comme un complément d'information sur les sondages et les enquêtes d'opinion ? Ce à quoi il a acquiescé sans hésitation.

Sans considérations partisanes, M. Solère m'a donné l'impression d'avoir été bombardé chef de projet internet à l'UMP, comme il aurait put l'être sur les relations presse ou quoi que ce soit d'autre : il ne prend pas en compte les spécificités de l'outil.

En face, ce qui m'a surtout frappé chez Benoît Thieulin, c'est cet "aveu" d'avoir été très vite, et d'avoir ajusté le tir au fur et à mesure. L'air de dire "Ségolène Royal s'est décidée très tard, on a du peaufiner le plan au fur et à mesure qu'on le déroulait pour réussir notre coup de force au PS".

M. Thieulin a donné quelques détails sur la manière de faire remonter les contributions des internautes dans les notes de synthèse à destination de la candidate, et expliqué sa vision de la place que doivent prendre les politiques sur le réseau.

Une piste pour expliquer ces deux façons différentes de faire de la politique sur internet :

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Note : ce billet reprend en grande partie les commentaires que j'ai fait sur le blog du Forum.